Action des huiles essentielles sur l’organisme : par voie orale

Après que l’homme est ingéré des huiles essentielles mélangées à un excipient, elles vont suivre la voie de l’appareil digestif : la bouche, l’œsophage, l’estomac, et l’intestin grêle. A la fin de la digestion, l’intestin grêle va renfermer un liquide qu’est le mucus intestinal qui protège la paroi muqueuse de l’intestin, appelée l’épithélium, du suc digestif.

Le mucus intestinal contient principalement des substances solubles c’est-à-dire les nutriments et les molécules d’huiles essentielles. La surface de la muqueuse intestinale va être augmentée par la présence de villosités intestinales, et donc accroître sa surface d’absorption et d’échange avec les vaisseaux sanguins.

L’épithélium est composé de quatre types cellulaires : les cellules coliformes qui vont sécréter du mucus, les cellules épithéliales résorbantes, qui forment des microvillosités très rapprochées les unes des autres constituant un plateau strié et ont une activité absorbante, les cellules à granulations de paneth qui sécrètent des enzymes et enfin les cellules à granulations basales qui produisent des hormones.

Toutes ces cellules vont border les pourtours des villosités intestinales, ce qui va permettre aux capillaires sanguins et lymphatiques se trouvant dans les villosités d’être très proches des cellules absorbantes de la muqueuse c’est-à-dire les épithéliales, et donc d’absorber rapidement les nutriments et les molécules d’huile essentielle afin de pouvoir les transporter vers toutes les cellules de l’organisme par le sang.



Published in: on 03/11 at 19 h 14 min  Laisser un commentaire  

Action des huiles essentielles sur l’organisme : par inhalation

Système nerveux

La voie respiratoire est la voie la plus favorable pour absorber les huiles essentielles dans l’organisme. Les huiles essentielles vont dégager les voies respiratoires en fluidifiant les sécrétions nasales. Les arômes contenus dans les huiles essentielles vont quant à eux avoir un effet sur le système nerveux, comme un effet relaxant ou déstressant. Certaines odeurs vont d’ailleurs pouvoir avoir des effets différents en fonction des individus.

L’inhalation des huiles essentielles permet un effet rapide au niveau du système nerveux central : les molécules  d’huile essentielle vont être dissoutes dans le mucus et vont atteindre l’épithélium, muqueuse recouvrant le toit de la cavité nasale constituée entre autre de cellules nerveuses, neurones récepteurs olfactifs. Ces cellules nerveuses sont responsables de la transduction de l’information olfactive perçue dans les huiles essentielles vers le cerveau. Les neurones récepteurs olfactifs sont qualifiés de bipolaires, un pôle appelé apical orienté vers la cavité nasale et un pôle appelé basal, orienté vers la partie profonde de l’épithélium. Le pôle apical va disposer d’une ramification dendrique unique, qui, à son extrémité, présente un renflement appelé bouton olfactif. Celui-ci va se prolonger en ramifications, les microvillosités appelées cils olfactifs. C’est à leur surface que se trouvent les récepteurs olfactifs qui vont détecter les molécules d’huile essentielle, ce qui va générer le message nerveux électrique. Ce message nerveux va être conduit au pôle basal, puis il va longer l’axone et enfin atteindre les glomérules du bulbe olfactif. Le message va être ensuite transmit par le biais de la synapse*, phénomène appelé transmission synaptique*, jusqu’à des neurones relais, les cellules mitrales qui vont à leur tour véhiculer le message à d’autres régions du cerveau selon les propriétés de l’huile essentielle utilisée.

Elles vont ensuite pouvoir influencer nos émotions et modifier notre mental.

 

synapse* : Point de contact entre neurones

transmission synaptique* : Lorsque le message nerveux (constitué de potentiels d’action) pré-synaptique arrive au niveau de la terminaison pré-synaptique, les vésicules migrent vers la fente synaptique où ils libèrent les molécules de neurotransmetteurs. Ces molécules se fixent sur les récepteurs de la membrane post-synaptique, ce qui génère le message nerveux post-synaptique constitué de nouveaux potentiels d’actions

Système pulmonaire

Pour les molécules d’huiles essentielles qui n’ont pas été véhiculés par le système nerveux, elles vont continuer leur chemin vers les poumons : amenées par l’air respiré, elles passent par le pharynx, la trachée artère, les bronches, les bronchioles puis enfin les alvéoles pulmonaires. Elles participent aux échanges gazeux entre les alvéoles et les capillaires : le dioxygène inspiré passe dans le sang, au niveau des capillaires qui libèrent l’anhydre carbonique. Les molécules d’huiles essentielles passent simultanément dans le système sanguin.

Il n’y a cependant qu’une faible quantité de molécules d’huiles essentielles qui va pouvoir participer aux échanges gazeux.

 


Published in: on 03/11 at 18 h 47 min  Laisser un commentaire  

Action des huiles essentielles sur l’organisme : par voie cutanée

 

Définition

Par voie cutanée signifie par la peau.

Elle joue le rôle d’enveloppe protectrice du corps et protège nos tissus et nos organes internes des agressions extérieures. Sa fonction de barrière est perméable à pratiquement toutes les substances, ce qui permet donc pour les huiles essentielles une pénétration locale sur une durée d’action étendue puisqu’elles vont passer progressivement la « barrière cutanée ». On peut d’ailleurs l’utiliser en grande quantité et non s’arrêter à quelques gouttes.

La peau est constituée de trois « régions » principales : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.


  • L’épiderme, la partie extérieure de la peau, visible à l’œil nu mesurant seulement moins d’un millimètre d’épaisseur, constituée de cellules de kératine, protéine fibreuse et synthétisée, utilisée par de nombreux êtres vivants comme éléments de structure. Ce sont ces cellules qui assurent à la peau sa propriété d’imperméabilité. Les principaux types de cellules, renfermées dans l’épiderme sont les cornéocytes, les mélanocytes et les kératinocytes. Les cornéocytes sont les cellules mortes de la couche cornée qui ont pour rôle de protéger le corps des agressions extérieures et les mélanocytes vont donner la pigmentation de la peau. Quant aux kératinocytes, constituant à elles seules 90% de la couche superficielle de la peau, elles synthétisent la kératine. Il y aussi la présence de cellules de Langerhans, très importantes pour la défense immunitaire de notre organisme

  • Le derme est la partie la plus épaisse de la peau. Elle contient les vaisseaux sanguins qui vont nourrir la peau, les nerfs qui la rendent sensible et les fibres de collagène et d’élastine qui donne à la peau son élasticité. On y trouve aussi les follicules pileux, enveloppes dans lesquelles vont être produit les poils, les glandes sébacées qui ont pour rôle de sécréter le sébum qui va graisser la peau en surface,  les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur qui va éliminer les toxines, et un enchevêtrement de fibres et vaisseaux sanguins.



  • Enfin, l’hypoderme est une couche de graisse qui va protéger le corps des pressions et agressions extérieures.

Mais comment vont pénétrer les huiles essentielles dans le corps ?

 

L’action sur l’organisme

 

Après avoir été mélangées à un excipient, on les applique sur la peau.

Elles vont alors pénétrer dans la peau par 2 voies :

  • En premier lieu par la pénétration, qui correspond au passage de la substance dans la couche de l’épiderme. Les huiles essentielles vont être diffusées à travers la couche cornée, soit par passage transcellulaire, passage direct traversant successivement les cellules et les espaces extracellulaire, soit par passage intercellulaire dans les espaces libres entre les cornéocytes.

 

  • Il y a une deuxième voie de pénétration possible : il s’agit d’une voie empruntant les annexes cutanées : les follicules pileux et les glandes sudoripares. Les molécules d’huiles essentielles vont alors atteindre le derme et être transportées dans le circuit sanguin par les artérioles et veinules du derme. C’est dans le sang que les molécules lipophiles, solubles dans les corps gras et insolubles dans l’eau, vont se combiner et pénétrer à travers les lipides contenus dans la peau. Les molécules hydrophiles, molécules solubles dans l’eau vont, quant à elles, utiliser les liquides de la peau pour voyager dans l’organisme. La couche cornée va jouer un rôle de réservoir où les molécules d’huiles essentielles vont pouvoir être stockées pendant un certain temps.

 

Cependant la qualité d’absorption de celles-ci va varier selon leur viscosité : plus les huiles essentielles vont être visqueuses,  plus elles seront absorbées lentement. Les moins visqueuses sont les plus volatiles donc leur évaporation sera plus rapide.

 

Published in: on 03/11 at 18 h 24 min  Laisser un commentaire